Skip to navigationSkip to content

Recherche et éducation

Un laboratoire vivant

Les activités de recherche et d'enseignement sont privilégiées à la Réserve naturelle Gault. Les premières études scientifiques datent de 1859. De célèbres scientifiques ont parcouru les vastes forêts du mont Saint-Hilaire dont Sir John W. Dawson, T. Sterry Hunt ainsi que le Frère Marie-Victorin. Aujourd'hui on compte plus de 400 articles scientifiques, près de 100 thèses de maîtrise et de doctorat, plus de 50 rapports et environ 30 chapîtres ou livres traitant du mont Saint-Hilaire.

Le mont Saint-Hilaire est aujourd'hui mondialement reconnu pour la diversité de ses minéraux, de sa faune et de sa flore. Il est aussi couvert d'une forêt ancienne n'ayant jamais été coupée depuis la colonisation. La nature particulière de la montagne, son riche passé scientifique, sa proximité de Montréal, ses logements et ses installations d'enseignement et de recherche rendent les activités académiques et scientifiques particulièrement attrayantes.

Projets de recherche courants

La Réserve naturelle Gault offre un laboratoire vivant pour les étudiants universitaires. L'apprentissage sur le terrain et une expérience enrichissante au sein du processus académique, un complément nécessaire à la salle de classe.

Réchauffement climatique et morphologie des souris

Virginie Millien, PhD
Université McGill
Date début: 2007
Aire de recherche: Réserve naturelle Gault

L'effet de l'augmentation du CO2 sur le phytoplancton, écologie et évolution

Étienne Low-Decarie, PhD Superviseur: Prof. Gregor Fussmann Université McGill
Date début: 2012
Aire de recherche: Réserve naturelle Gault et environ

Impacts interactifs des changements globaux sur le plancton d'eau douce: conséquences pour la structure et la fonction des réseaux trophiques des lacs tempérés

Marie-Pier Hébert, étudiante au doctorat
Superviseur: Prof. Gregor Fussmann
Université McGill
Date début: 2016
Aire de recherche: Réserve naturelle Gault

Bibliographie des recherches précédentes

Cours offerts à la réserve

La Réserve naturelle Gault est riche d'enseignements. C'est une classe vivante où les étudiants acquièrent diverses notions pratiques et théoriques dans de multiples domaines d'étude.

Science de la biodiversité

Science de la biodiversité

BIO860X — 3

Biologie (Sci): concepts, méthodes et questions liés aux différents aspects de la science de la biodiversité, y compris la découverte de la biodiversité; changement de la biodiversité et services écosystémiques; gestion et adaptation aux changements de la biodiversité.

Cours de terrain en géographie physique

GEOG 495 — 3

Géographie: Cours de terrain en géographie physique. Le cours se concentre sur les projets de recherche pour que les étudiants formule et teste des hypohtèse sceintifique dans le domaine de la géographie phyisque. T

Flore montérégienne

BIOL 240 — 3

Biologie (Sci): Cours de terrain sur les plantes à fleurs, conifères, fougères, prêles et lycopodes, et l'utilisation de clés d'identifiation.

Équipement de recherche

La Réserve naturelle Gault a beaucoup à offrir aux chercheurs et aux étudiants. En plus de notre labo humide et de notre salle de classe, vous pouvez aussi avoir accès à notre bateau à rames, notre ponton ainsi qu'à nos installations.

Réserve naturelle Gault - Étudiants

Quai expérimental utilisé pour l'étude des communautés de phytoplancton, permettant de créer un lien entre l'observation de terrain et l'environnement contrôlé en laboratoire. Peut contenir jusqu'à 32 répliques (mésocosmes), assurant le contrôle des conditions environnementales sans répercussions sur l'écosystème naturel.

Réserve naturelle Gault - Étudiants

Étang expérimental (diamètre de 6.5 m et 2 m de profondeur), recouvert d'un dôme géodesique contrôlant son environnement. Cette infrastructure augmente le réalisme écologique de nos expériences tout en fournissant des niveaux de contrôle et de réplication élevés.

Réserve naturelle Gault - Recherche

Ce laboratoire est l'ancien poste de chloration du RIEVR (Régie Intermunicipale de l'Eau de la Vallée du Richelieu). Permet l'accès direct à l'eau du lac Hertel.

Réserve naturelle Gault - Ruisseau

La réserve naturelle Gault possède un réseau de stations météos autonomes qui assurent le suivi continuel des conditions environnementales de l'écosystème forestier. Ces stations météo son reliées via radio à un serveur central qui stocke et archive l'information.

Stearn

Ce laboratoire est l’ancienne bibliothèque lithologique Stearn, servant à préserver les échantillons de roches récoltés par les chercheurs de l’Université McGill. Marc-André Langlois responsable des infrastructures de la Réserve naturelles Gault a initié et supervisé la conversion de cet espace en laboratoire d’enseignement.

Stage

La réserve naturelle Gault dépends des efforts des leaders des générations futures pour assurer sa mission. Chaque été nous accueillons plusieurs stagiaires qui ont l'opportunités de développer des aptitudes dans des secteurs comme la conservation, la recherche, la gestion du publique et la gestion des milieux naturels.

Stage: Egor Katkov

Étudiant de l'Université McGill
Date de début: 2014

« Nature, connexion humaine et science », c’est avec ces trois mots qu’Egor Katkov décrit son stage à la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill.

Son aventure a commencé en 2014. Durant le dernier été avant la fin de son baccalauréat en biologie et informatique, Egor Katkov voulait réaliser un stage. Au début, il cherchait des opportunités dans le domaine de l’informatique, mais c’est l’environnement qui l’intéressait davantage. Une publication de la Réserve naturelle Gault sur le site de l’université McGill a attiré son attention. « Je me suis dit que c’était ça que je voulais faire : aller quelque part dans la nature et faire des choses concrètes. J’avais déjà de l’expérience avec les camps d’été comme moniteur en escalade. C’était un peu le même vibe, mais au lieu de gérer des enfants, je gérais des trucs de science », plaisante-t-il.

Durant son été à la Réserve naturelle Gault, Egor a travaillé sur plusieurs projets de recherche. Il a mesuré la hauteur du trille, une plante qui fleurit tous les sept ans. Il devait déterminer l’effet des cerfs de virginie sur la taille de ce végétal. Un autre projet auquel il a participé est celui des « Hobos », des sondes qui mesurent la température de l’air et du sol. « Notre travail était d’aller collecter les données. On se basait sur une carte et un GPS pour trouver ces mini stations météo », raconte l’étudiant qui avait 21 ans à l’époque. Le stage lui a permis de découvrir le monde de la recherche. « Ça m’a vraiment donné une intro à ce que c’est de “faire la science”. »

Parmi tous les projets auxquels Egor a contribué, celui sur les phytoplanctons était de loin son préféré. L’expérience se déroulait dans un grand dôme transparent pompé avec du CO2, au centre duquel se trouvait une piscine. « On mettait une sonde dans l’eau pour voir la concentration de la chlorophylle et les quatre différentes sortes de phytoplanctons. On essayait de savoir si le CO2 de l’atmosphère allait affecter le phytoplancton dans l’eau », explique-t-il.

Egor a tellement apprécié la recherche sur les phytoplanctons qu’il a choisi d’en faire son projet pour ses études graduées. « J’aimais vraiment utiliser la sonde pour avoir des données sur le phytoplancton et être dans la nature, souligne Egor, aujourd’hui à sa cinquième année d’études graduées. J’avais aussi envie de retourner à la Réserve. Ça m’a donné une parfaite excuse. » Il a commencé sa maîtrise sous la direction de Gregor Fussmann, alors directeur de la Réserve, puis a fait un passage accéléré au doctorat.

Ce n’était plus dans la piscine du dôme que se faisait l’expérience, mais plutôt dans le lac de la Réserve. « C’était un quai flottant dans lequel il y avait des trous d’environ un mètre de diamètre. On y mettait des sacs de plastique que l’on remplissait avec l’eau du lac », raconte Egor.

L’étudiant, alors à sa première année de maîtrise, a pu profiter de la science citoyenne. « J’ai demandé à des membres du McGill Outdoors Club de m’aider avec l’expérience. J’offrais le lift jusqu’à la Réserve. Le matin, ils m’aidaient à échantillonner et l’après-midi, quand j’étais au labo, ils pouvaient se promener dans la montagne. »

D’ici la fin de son doctorat, Egor partira à l’étranger grâce à ÉcoLac, un programme de formation du CRSNG en écologie lacustre et fluviale. « Je planifie aller à l’Université d’Amsterdam où beaucoup de gens s’intéressent à la relation entre le CO2 et le phytoplancton. Je pense que c’est une bonne place pour créer des collaborations et monter un projet avec eux », s’enthousiasme-t-il.

Après son doctorat, Egor se dit ouvert aux opportunités. « Ça me ferait plaisir de faire un postdoc, comme ça me ferait plaisir de travailler en entreprise ou au gouvernement. J’aimerais aussi être professeur au Cégep ou à l’université, ou avoir ma propre entreprise et faire quelque chose de concret qui va aider la Terre. »

Peu importe ce qui attend Egor dans le futur, il se souviendra toujours du stage qui a rendu le tout possible. « L’expérience était vraiment positive. Si j’avais à le refaire, je saurais mieux comment faire mes expériences, dit-il en riant. Mais sur le plan de mon stage, je ne ferais rien différemment. Je recommande l’expérience à tout le monde qui aime être dans la nature, faire des trucs manuels et qui s’intéresse à la science. »

Si vous souhaitez permettre à d’autres étudiants de vivre une expérience comme celle d’Egor et encourager la relève scientifique, vous pouvez soutenir la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill.

Pour plus d'informations sur le programme de stage, veuillez envoyer votre curriculum vitae à David Maneli, directeur associé.

loading...

Infolettre

Abonnez-vous à l'infolettre

Suivez-nous au gré du vent sur...
loading...