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Notre histoire

L'histoire humaine du mont Saint-Hilaire est passionnante. Le destin de la montagne est intimement lié à celui d'hommes et de femmes qui ont façonné le territoire. C'est avec un peu de chance que les écosystèmes du mont Saint-Hilaire ont été préservés. Un homme visionnaire, le Brigadier Hamilton Gault, en est grandement responsable. Aujourd'hui, l'Université McGill poursuit la vision de cet homme.

Histoire du mont Saint-Hilaire

Avant la colonisation

Le territoire fut d'abord occupé par les Autochtones qui se seraient installés dans la vallée du Saint-Laurent il y a près de 8 000 ans. À l'arrivée de Jacques-Cartier en 1534, deux grands peuples autochtones se divisaient le territoire : les Algonquins et les Iroquois. Les Iroquois occupaient le territoire au sud du Saint-Laurent. Les Algonquins l'avaient déjà occupé, mais en furent chassés par les Iroquois. Les Algonquins nommaient la montagne « Wigwomadensis », c'est-à-dire « maison longue », puisque la forme de la montagne rappelait leur type d'habitation. On ne sait pas si les Autochtones avaient une présence importante sur la montagne, aucun artéfact n'y ayant été découvert.

L'arrivée des Européens

Champlain explore la région en 1603 et 1609. Cependant, l'occupation du territoire par les Européens ne commence véritablement qu'en 1694. Jean-Baptiste Hertel de Rouville se fait alors octroyer une seigneurie entourant la colline montérégienne du mont Saint-Hilaire, en récompense de ses exploits militaires. Cette récompense coïncide avec la défaite des Iroquois face au régiment de Carignan-Salière.

Développement de la région à l'époque des seigneurs

Le développement de la région s'est effectué lentement au cours du 18e siècle. Le premier fermier ne s'installe qu'en 1731. À cette époque, ce qui ne forme aujourd'hui que la seule ville de Mont-Saint-Hilaire forme trois villages. Le premier était situé près de la rivière et s'est développé en premier. Le second se situe à la montagne, à la décharge du lac Hertel, et fut fondé en 1745. Finalement, le village de la gare fut développé le dernier, avec l'avènement du chemin de fer. En 1746, on ne compte que trente habitants dans la seigneurie. En 1751, le défrichage commençait sur les flancs inférieurs de la montagne et en 1768, le chemin de la montagne avait été aménagé tandis qu'on commençait la conversion des versants sud en vergers. L'achèvement de la première vague de colonisation a été marqué par la construction de chapelles paroissiales à Saint-Jean-Baptiste en 1796 et à Mont-Saint-Hilaire sur la rive du Richelieu en 1798.

Le développement de la communauté du village de la montagne est essentiellement dû au ruisseau et à la source d'énergie qu'il procure. Dès 1750, un moulin y était en opération. On peut encore contempler les vestiges de plusieurs moulins, dont la maison Guérin, située près de l'entrée de la Réserve, ancien moulin seigneurial construit en 1775 et reconstruit en 1848 après qu'il ait été détruit par un incendie en 1840.

Un barrage fut construit à l'exutoire du lac Hertel afin de régulariser le débit en eau. Au 19e siècle neuf moulins, une distillerie, trois tanneries, deux forges et une fonderie profitent de cette énergie. En 1850, près de 1 500 personnes, 266 familles vivent à proximité du ruisseau, soit nettement plus qu'au village paroissial de Mont-Saint-Hilaire, qui lui est situé près de la rivière.

En 1841, une immense croix avec une chapelle à sa base fut érigée sur le sommet du Pain de Sucre. Elle mesurait près de 30 m de hauteur et avait une envergure de 9 m. Il était possible d'y grimper par l'intérieur. Un chemin de croix serpentant à travers la montagne y menait. Cinq années plus tard, la croix fut abattue par une violente tempête. La chapelle ne fut complètement détruite qu'en 1876 par un incendie.

La famille Campbell

En 1844, la seigneurie devint la propriété de la famille Campbell. Thomas Edmund Campbell éleva le barrage du Lac Hertel, reconstruisit le moulin seigneurial, favorisa l'industrie hydraulique et construisit la première école de la région. En 1851, il construisit le café Campbell sur la rive ouest du Lac Hertel et annonça à grand renfort de publicité des excursions depuis Montréal par chemin de fer. Le café fut ravagé par un incendie en 1861.

Par la suite, ses fils entreprennent la construction de l'Hôtel Iroquois qui fut achevée en 1874. Celui-ci fut très prospère jusqu'à sa destruction par un incendie en 1895. On croit que son emplacement aurait été près de l'actuelle maison du régisseur.

Le développement des environs du village de la montagne s'arrête à cette époque. Les touristes ne s'arrêtent plus que pour une journée à la montagne, préférant les excursions plus loin dans les Cantons de l'Est. Aussi, l'arrivée de l'industrie à la vapeur remplace les moulins. Le centre d'activité s'est déplacé vers la paroisse. La montagne se dépeuple et retrouve sa quiétude.

Textes et photos d'archives : Société d'histoire de Beloeil - Mont-Saint-Hilaire

Andrew Hamilton Gault

En 1913, la famille Campbell vendit 890 hectares de sa propriété à un jeune homme riche, Andrew Hamilton Gault. En 1920, les 522 habitants de Saint-Hilaire bénéficièrent de l'électricité, tandis qu'on comptait 802 autres habitants dans la campagne avoisinante. En 1941, l'aqueduc du Lac Hertel approvisionnait en eau les 5 000 résidences de Saint-Hilaire et de Beloeil.

Gault passa de nombreux étés sur sa propriété. Amoureux de la nature et de sa montagne, il dut se défendre à maintes reprises pour conserver intacte sa propriété, entre autres contre la prospection minière pour l'uranium et les diamants ainsi que contre la menace d'expropriation de ses terres pour l'exploitation de sablières. Gault dut être vigilant et ferme. En 1940, il vendit les droits à l'eau du Lac Hertel à la municipalité de Beloeil.

En 1957, Gault fit construire un vaste manoir en pierres sur les rives du lac où il vécut pendant quelques mois avant sa mort. Il légua toute la propriété à l'Université McGill en sachant qu'un grand établissement d'enseignement pourrait en préserver l'intégrité pour les générations futures.

L'Université McGill a donc acquis la Réserve naturelle Gault en 1958 grâce à un legs du Brigadier Andrew Hamilton Gault dans lequel il spécifiait vouloir :

« ... que sa beauté et ses charmes puissent être préservés pour les générations futures, non seulement pour l’intérêt qu’ils présentent pour l’Université, mais aussi et grâce aux enseignements que l’on pourra en tirer, comme un héritage dont la jeunesse canadienne pourra profiter et jouir. »

Histoire de la Réserve naturelle Gault

De 1958 à 1968, suivant les recommandations générales du rapport du comité Hare, la Réserve naturelle Gault est utilisée à des fins d'enseignement et de recherche par divers départements de l'Université et continue d'être fréquentée par les résidents locaux et le grand public.

En 1960, le mont Saint-Hilaire est désigné refuge d'oiseaux migrateurs.

En 1970, l'Université McGill demande à la Société Audubon d'entreprendre une étude détaillée de la montagne. Les principales recommandations de ce rapport sont de séparer la Réserve en trois secteurs d'aménagement distincts et de continuer à protéger la montagne contre les abus et une mauvaise utilisation par l'être humain.

En 1972, Alice Johannsen, directrice de ce qui était alors le Domaine Gault, fonde le Centre de Conservation de la Nature du mont Saint-Hilaire, société sans but lucratif vouée à la conservation et l'éducation.

En 1977, le conseil d'administration du Domaine Gault élabore un nouveau plan directeur soulignant la double nature de la propriété. Le Domaine est à la fois ressource pour l'enseignement et la recherche universitaire et assure l’accès au grand public.

En 1978, le Domaine est reconnu comme la première réserve de la biosphère canadienne dans le cadre du programme de l'UNESCO sur l'homme et la biosphère.

En 1995, la direction du Domaine Gault devient distincte de celle du Centre de la Nature.

En 2000, le Domaine Gault est officiellement renommé la Réserve naturelle Gault, afin de mieux représenter la mission de conservation de la propriété de l'Université McGill.

En 2004, la Réserve naturelle Gault est officiellement reconnue comme réserve naturelle en milieu privée par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec selon la loi sur la conservation du patrimoine naturel.

Une femme et un homme dans la forêt.

Brigadier Gault en forêt.

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