Skip to navigationSkip to content

17 mai 2021

La découverte d’une passion à la Réserve

Cet été, la Réserve naturelle Gault accueillera deux étudiants de McGill pour se familiariser avec les activités de conservation et de protection de l’environnement. Il s’agit d’une occasion pour les étudiants de s’immerger dans la réalité terrain, d’apprendre de nouvelles connaissances et des savoir-faire loin des bancs d’école.

Ellen Bidulka, est l’une des étudiantes qui a participé aux stages d’été en 2019. Son expérience à Gault a été bénéfique dans son choix de carrière et a ancré son intérêt pour la protection environnementale. C’est la présence des cerfs de Virginie qui a amené Ellen Bidulka à postuler à la Réserve naturelle Gault.

Durant sa dernière année de baccalauréat en biologie à l’Université McGill, elle a collaboré aux travaux de recherche sur les cerfs avec la professeure Virginie Millien et Frédérique Truchon, étudiante à la maîtrise. Ellen analysait les images prises par les caméras à détection de mouvements. Celles-ci sont utilisées afin d’estimer la densité de la population des cerfs et de mieux comprendre leur comportement.

« C’est Frédérique qui m’a parlé des opportunités de stages. J’ai pensé que Gault serait un endroit formidable pour y travailler », raconte Ellen. Quand les postes se sont ouverts pour les stages d’été, elle s’est empressée de postuler. « J’étais très excitée lorsqu’on m’a informé que j’avais été sélectionnée. »

Durant son stage, les tâches ont été multiples. Elle a eu l’occasion de réparer les exclos de cerfs. Les exclos sont de petits enclos où les cerfs ne peuvent s’alimenter. Ils permettent de comparer la végétation protégée avec celle des milieux non protégés pour voir l’effet de broutage sur la végétation.

Ellen a également participé à la collecte de données des petites stations météorologiques dispersées sur la montagne. « Nous avions une carte, un GPS avec la position des 70 stations. Nous en profitions également pour faire l’entretien de l’équipement et de son environnement. »

Elle a également participé à l’échantillonnage du lac Hertel. Chaque semaine, les stagiaires mesuraient le pH, la température et l’oxygène dissous. Ces tâches sont maintenant effectuées en temps réel par le robot « Bob Hertel », comme nous le relations dans notre édition de novembre 2020. Les rives du Lac Hertel sont aussi envahies de phragmite, une plante envahissante. « Pour les arracher, nous devions parfois aller dans le lac et enfiler des bottes-pantalon en caoutchouc. À plusieurs reprises, en sautant du bateau, on s’enfonçait dans la boue du lac. Il fallait être tirée par les autres stagiaires pour en sortir », raconte-t-elle en rigolant.

Son stage a été une occasion unique de vivre sur la réserve et de découvrir les efforts déployés pour favoriser la protection et la conservation de cet environnement. La mission de Gault lui plait beaucoup. « C’est une propriété de l’Université McGill où on fait de la recherche, et c’est aussi accessible au public pour la randonnée et pour profiter de la beauté de cet endroit. C’est important d’avoir accès à la nature pour mieux l’apprécier et avoir plus de respect pour elle. »

Son stage terminé, Ellen a trouvé un emploi au Fonds mondial pour la nature du Canada à Toronto, où elle fait l’analyse des dossiers de donations. Passer l’été à Gault l’a beaucoup aidée dans son parcours professionnel. « J’ai réalisé que j’aimais vraiment œuvrer dans le domaine de la conservation. J’ai récemment été accepté à la maîtrise pour un programme en conservation de la biodiversité et de gestion de l’environnement à Londres, en Angleterre. »

Son rêve est de travailler dans des parcs qui visent justement la préservation de grandes zones naturelles. « J’aime la diversité et surmonter des défis, trouver des projets différents et sortir des sentiers battus.  Il va falloir aller là où on ne va pas à l’heure actuelle, et ça c’est stimulant. »

loading...

Infolettre

Abonnez-vous à l'infolettre

Suivez-nous au gré du vent sur...
loading...